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Schweizerischer Altphilologenverband
Association Suisse des Philologues Classiques
Associazione Svizzera dei Filologi Classici |
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Bulletin 65/2005Inhalt
Lector benevoleMehr und mehr wird das Bulletin des Schweizerischen Altphilologenverbandes ein Publikationsorgan, das die mehrsprachige Schweiz in ihren drei grossen Landessprachen in beachtlichem Mass wiederspiegelt. Sogar der Präsident des Verbandes trägt erfreulicherweise zu dieser Vielfalt mit, indem er seinen Jahresbericht über das vergangene Vereinsjahr in den zwei romanischen Sprachen erscheinen lässt, wie er ihn auch bereits vorgetragen hatte. Der grosse Hauptartikel, der über den sensationellen Fund von neuen Texten berichtet, ist auf französisch geschrieben. Der Wunsch, dass die Sprachvielfalt sich auch in den Rezensionen niederschlägt, beginnt ebenfalls Gestalt anzunehmen, indem das Bulletin gerade am Anfang des Frühlings ein Buch vorstellen kann, wo wissenschaftliche Fruchtbarkeit die Vielfalt der Menschenwelt in ihrem Blühen und Vergehen in der dichterischen Darstellung belegt (Terres d' abondance). Andere Rezensionen sind geeignet, die Reiselust anzuregen (Zimt in der Suppe), sich einen Film mit antikem Material anzusehen (Ilias-Verfilmung), ein neues Lateinbuch kennen zu lernen (Latinitas Christiana) und natürlich Einblick in neueste wissenschaftliche Literatur zu verschiedenen Gebieten zu bekommen. Neben den Rezensionen, die gemäss Rückmeldungen zu den am meisten geschätzten Sparten gehört, möchten wir auch die Anzeigen und Mitteilungen unseren Lesern empfehlen, weil darin die Vielfalt der Tätigkeit auf unserem Gebiet dokumentiert ist: Rückschau und Ausblick auf offizielle Anlässe unseres Verbandes und auswärts, Würdigung verstorbener Kollegen, Hinweise auf neueste Arbeitsunterlagen und -mittel im Zeitalter der Computer. Speziell freut es den Redaktor und den Vorstand des Vereins, dass zum zweiten Mal über die Durchführung des Griechisch-Übersetzungswettbewerbs berichtet werden kann. Es ist ein erfreuliches Zeichen für diesen Wettbewerb, dass ein Kollege bereits einige kritische Bemerkungen zum Text des Wettbewerbes an die Verantwortlichen der Durchführung gerichtet hat. Wir möchten andere Lehrpersonen, deren Schülerinnen und Schüler auch am Wettbewerb mitgemacht haben, ermuntern, uns ihre Feststellungen und Meinungen ebenfalls mitzuteilen. Zwei Dinge beschäftigen den Vorstand in besonderer Weise. Das eine ist die geplante Studienreise nach Kleinasien im Herbst 2006, die kurz angezeigt ist und im Herbstbulletin detaillierter beschrieben sein wird. Wir hoffen, die notwendige Zahl von mindesten 15 Personen motivieren zu können. Die andere Sorge ist der Mitgliederbestand unseres Verbandes. Jedes Mitglied ist aufgerufen, Kolleginnen und Kollegen, von denen sie wissen, dass sie noch nicht Mitglied unseres Verbandes sind, auf die Notwendigkeit der Mitgliedschaft aufmerksam zu machen. Die Nummer 65 unseres Bulletins möge Anlass sein, mit Zuversicht unsere Aufgabe weiter mit Freude zu erfüllen!
Alois Kurmann
Thematischer ArtikelUne découverte récente : une centaine de nouvelles épigrammes grecques récupérées grâce à un cartonnage de momieIntroductionL'Antiquité n'a pas fini de nous réserver des surprises. Alors que l'on croirait trop facilement que nous avons fait le tour de la littérature grecque et latine, alors que l'on peut s'impatienter en voyant sortir encore un livre sur Homère ou Cicéron, il reste des trésors à découvrir, notamment à travers l'apport des papyrus en provenance de l'Égypte hellénistique et impériale. Depuis la fin du XIXe siècle, grâce aux papyrus, les savants du monde entier sont parvenus à restituer des textes que l'on croyait à jamais perdus. C'est le cas entre autres de la Constitution des Athéniens, attribuée à Aristote, de plusieurs odes du poète Bacchylide, émule de Pindare, ou encore des poèmes d'Hérondas, un auteur de la période hellénistique. Ménandre a aussi ressurgi des sables : le célèbre codex de la Fondation Martin Bodmer nous a rendu trois comédies pratiquement complètes. Euripide, Callimaque, Sappho ou encore Stésichore ne sont pas en reste. Cette source exceptionnelle de textes nouveaux n'est cependant pas épuisée. Voici une quinzaine d'années, un cartonnage de momie acquis sur le marché des antiquités a permis à deux Milanais, les professeurs Guido Bastianini et Claudio Gallazzi, secondés dans leur tâche par un collègue britannique, Colin Austin, de produire l'édition d'un rouleau de papyrus d'une valeur inestimable : il comprend en effet une centaine de nouvelles épigrammes, attribuées au poète Posidippe de Pella (IIIe s. av. J. C.). Pour mesurer l'importance de cette nouvelle publication, il suffit de considérer le fait que, jusqu'à une date récente, on ne connaissait que 29 brefs poèmes de Posidippe, transmis pour la plupart grâce à des compilations s'échelonnant entre les périodes hellénistique, impériale et byzantine. Ces compilations ont donné naissance à un vaste corpus que l'on appelle l'Anthologie grecque, contenant l'ensemble des poèmes transmis par le codex de l'Anthologie planudéenne et par celui de l'Anthologie palatine1. L'Anthologie grecque regroupe des milliers d'épigrammes, c'est-à-dire de brefs poèmes - ils font le plus souvent quatre, six ou huit vers - rédigés sur le modèle des inscriptions sur pierre : dans la forme du distique élégiaque, chaque épigramme présente un petit récit cohérent. Il peut s'agir par exemple d'une dédicace, d'une épitaphe, ou encore d'un remerciement à une divinité ; on trouve aussi des épigrammes érotiques, prononcées dans le contexte d'un banquet. Le nouveau rouleau ajoute donc une centaine de nouvelles épigrammes à notre connaissance de l'art poétique de Posidippe. Cela constitue un événement rare pour les spécialistes de la littérature antique, et l'on recense chaque année plusieurs dizaines d'articles nouveaux portant sur l'interprétation de ces textes. Autant dire que l'editio princeps, parue en 2001, n'a pas un caractère définitif. Il s'agissait d'un livre imposant, accompagné de planches de très belle qualité, ainsi que d'un CD-ROM contenant des images à haute résolution du papyrus. Les spécialistes ont ainsi pu non seulement examiner à loisir le texte proposé par les éditeurs, mais aussi en contrôler le déchiffrement.2 Une édition fortement améliorée, et surtout plus accessible à un large lectorat, a paru depuis : dans un format commode et économique, elle offre un texte grec, agrémenté d'une traduction italienne et d'une traduction anglaise, ainsi que d'un index fort pratique pour un lecteur intéressé par les liens que tissent entre elles les épigrammes.3 Les cartonnages de momiesLa plupart des papyrus en provenance d'Égypte gréco-romaine ont été retrouvés soit dans des décharges remontant à l'Antiquité, soit dans les ruines de maisons situées en bordure du désert et recouvertes par le sable. Les cartonnages de momies constituent cependant une troisième source de textes papyrologiques. Par cartonnage, on entend des cercueils ayant contenu des momies. Ces momies étaient produites selon le rite ancestral égyptien, jusqu'à la période hellénistique et romaine. C'est sans doute pour des raisons de coût que l'on n'a que rarement utilisé la pierre ou le bois pour fabriquer des sarcophages : le carton, produit à partir de rouleaux de papyrus recyclés, offrait un matériau plus économique. Une fois la surface enduite d'une couche de fond, on pouvait y peindre des motifs traditionnels. Entre le XIXe et le XXe siècle, diverses nécropoles égyptiennes mises au jour - le plus souvent dans des fouilles clandestines - ont constitué une source abondante de cartonnages. Toutes les trouvailles n'apportent pas leur lot de textes littéraires inédits, tant s'en faut : beaucoup de rouleaux de papyrus ne comportent aucun texte ; d'autres conservent des documents de caractère administratif, par exemple des rouleaux de comptes ; les textes littéraires constituent donc plutôt l'exception que la règle. Le rouleau de PosidippeLe rouleau qui nous intéresse a été acquis par l'Università Statale di Milano au début des années 1990, grâce à la générosité d'une banque italienne. Un texte de cette importance peut en effet atteindre des prix se situant autour du demi-million de francs suisses, et reste de ce fait hors de portée de la plupart des institutions académiques. Au terme d'un patient travail de restauration, il a été possible de reconstituer une portion considérable d'un rouleau. Il subsiste des trous à intervalles réguliers, mais ceux-ci n'affectent que peu la compréhension générale du texte. Les éditeurs se sont ainsi trouvés en présence d'une centaine d'épigramĀmes nouvelles, sans toutefois que le texte ne comporte d'indication explicite de l'auteur.4 L'identification repose sur un faisceau d'indices, qu'il convient de rappeler. Comme le papyrus n'est pas daté, c'est la paléographie qui fournit un premier indice : par comparaison avec d'autres papyrus qui sont pour leur part datés, on peut établir que le texte a été copié sur le rouleau soit à la fin du IIIe siècle, soit - plus vraisemblablement - au début du IIe siècle av. J. C. La date de la copie constitue donc un terminus ante quem pour la rédaction des poèmes. Par ailleurs, plusieurs épigrammes touchent à des souverains égyptiens, en particulier à la reine Arsinoé et à son époux Ptolémée II Philadelphe. Dans l'hypothèse vraisemblable où nous aurions affaire à un ensemble cohérent, et non à une compilation de poèmes d'époques diverses, l'auteur aurait écrit au plus tôt vers le début du IIIe siècle. Un indice supplémentaire permet de préciser les choses. Deux de ces épigrammes étaient en effet déjà connues avant d'apparaître sur le rouleau.5 Partant du constat que - d'une part - les seuls poèmes dont l'identité est connue peuvent être attribués à Posidippe, et que - d'autre part - aucune autre donnée ne vient contredire l'hypothèse d'une attribution de l'ensemble des épigrammes à ce même poète, les éditeurs ont tout naturellement conclu que le rouleau contenait une sélection d'épigrammes de ce seul auteur. Insistons sur le terme " sélection ", puisque la production de ce poète a dû être autrement plus abondante : la plupart des épigrammes de Posidippe transmises par l'Anthlogie grecque ne figurent en effet pas sur le rouleau. L'intérêt de cette découverte ne réside pas seulement dans l'extension du corpus poétique d'un auteur important de la période hellénistique, mais aussi dans l'écart chronologique extraordinairement bref entre la période de composition des épigrammes (première moitié du IIIe siècle) et le moment où elles ont été recopiées sur le rouleau (au tournant entre le IIIe et le IIe siècle). Or l'agencement des poèmes n'a pas été laissé au hasard. Le copiste a en effet regroupé les épigrammes par catégories, en indiquant à chaque fois un sous-titre :
Au sein de ces catégories, les épigrammes n'ont pas été placées au hasard. Le compilateur qui est à l'origine du rouleau a disposé les poèmes dans un ordre qui mêle une certaine continuité à des effets de contraste. Par exemple, les andriantopoiika commencent avec une épigramme de caractère programmatique consacrée à l'art de Lysippe, sculpteur attitré d'Alexandre le Grand. Vers la fin de la section, on trouve une épigramme consacrée à un exploit de la miniaturisation (un char de bronze à l'échelle d'une mouche), suivie d'une autre célébrant la construction d'une statue monumentale, le Colosse de Rhodes. Selon toute vraisemblance, même si les deux poèmes n'ont à l'origine pas été composés ensemble pour produire cet effet de contraste, le compilateur - qu'il s'agisse de Posidippe lui-même ou d'un lecteur plus tardif - a savamment joué sur l'opposition entre le char miniature et la statue monumentale. Le procédé par lequel un éditeur entrelace les épigrammes d'un, voire de plusieurs poètes, pour créer des effets entre les textes, est connu sous l'appellation de stephanos (" couronne ", " guirlande "). On peut observer le procédé à de nombreuses reprises dans l'Anthologie grecque. Pour illustrer l'importance des nouveaux textes restitués grâce au rouleau de papyrus milanais, nous nous limiterons à deux exemples particulièrement frappants, liés tous deux à la dynastie des Ptolémées, régnant en Égypte à la période hellénistique. Toutefois, pour mieux apprécier de telles épigrammes, il est nécessaire de rappeler d'abord - par une digression - le contexte général dans lequel elles ont été rédigées. Posidippe et l'Égypte des PtoléméesLorsque Alexandre le Grand arrive en Égypte en hiver 332 av. J. C., il est accueilli en libérateur par les habitants, fatigués du joug perse. L'année suivant, il fonde Alexandrie, à l'extrémité occidentale du Delta du Nil, avant de partir vers de nouvelles conquêtes. Après sa mort en 323, c'est l'un de ses fidèles généraux, Ptolémée fils de Lagos, qui assume la satrapie d'Égypte. Le titre royal ne viendra que plusieurs années plus tard. Celui que nous connaissons sous le nom de Ptolémée Ier Soter est ainsi le fondateur de la dynastie qui régnera sur le pays pendant près de trois siècles. Le royaume des Lagides - c'est le nom alternatif que l'on donne aux rois descendant de Lagos - connaît sa période la plus faste entre la fin du règne de Ptolémée Ier et le début du règne de son fils, Ptolémée II, surnommé Philadelphe (il a épousé sa sœur Arsinoé). En 285, Soter associe son successeur au trône ; il meurt deux ans plus tard. À cette époque, les Ptolémées règnent non seulement sur l'Égypte, mais aussi sur la Cyrénaïque voisine ; ils possèdent aussi un vaste empire maritime, qui s'étend aussi bien à de nombreuses îles de la Mer Égée qu'à des cités de la côte d'Asie Mineure. Les revenus de la vallée du Nil, combinés aux avantages commerciaux que procurait la domination des mers, ont permis aux premiers Ptolémées de jouir d'un train de vie opulent. On en trouve le témoignage notamment dans l'extraordinaire procession organisée par Ptolémée Philadelphe, et décrite par Callixène de Rhodes.6 C'est aussi l'époque où l'on bâtit le Phare d'Alexandrie, sur son île éponyme. Une épigramme de Posidippe célèbre d'ailleurs cette construction célèbre.7 Sur le plan de l'érudition et des arts, les Lagides ne sont pas en reste : vers la fin du règne de Soter, on assiste à la fondation du Musée, une institution dédiée aux Muses et à leurs arts. La Bibliothèque, destinée à recueillir le savoir universel, constitue l'outil privilégié des hôtes du Musée. Les rois tâchent d'attirer à Alexandrie les plus grands esprits de leur époque, avec un succès d'abord assez mitigé, puis grandissant. Parmi les poètes et érudits qui viennent s'installer dans la capitale égyptienne, relevons en particulier le nom de Philétas de Cos, dont il sera à nouveau question sous peu. Le géographe Strabon (14, 657) le décrit comme poiètès hama kai kritikos (" poète et à la fois érudit "). Philétas est le maître d'un Éphésien, Zénodote, le premier directeur de la Bibliothèque ; celui-ci se signalera entre autres par ses travaux sur Homère. À la génération de Zénodote appartiennent aussi d'autres grands esprits, qui associent la poésie à l'érudition. On peut penser en premier lieu au poète Callimaque, dont nous possédons plusieurs Hymnes complets ; de sa production élégiaque, de nombreux fragments nous ont été conservés par les papyrus. Il pratique aussi l'épigramme, un genre qui lui permet de célébrer les souverains, d'une manière analogue à ce que nous verrons sous peu avec Posidippe. Contemporain de Callimaque, Apollonios de Rhodes raconte dans ses Argonautiques les aventures de Jason et de ses compagnons partis quérir la Toison d'Or en Colchide. Ératosthène quant à lui se signale non seulement par ses prouesses en matière d'astronomie et de géométrie (il calcule la circonférence de la Terre), mais aussi par la composition de poèmes de contenu astrologique et mythologique, les Catastérismes. Mentionnons encore Théocrite, connu surtout pour ses poèmes bucoliques qui ont inspiré Virgile, mais aussi auteur d'un poème en l'honneur de Ptolémée II Philadelphe. Ce bref tour d'horizon montre que Posidippe n'est pas un cas isolé à la cour des Ptolémées au début du IIIe siècle av. J. C. : il règne à Alexandrie une activité artistique fébrile, sous le patronage de souverains désireux d'asseoir leur prestige et de se présenter comme les dignes héritiers de la Grèce. Une première épigramme à titre d'exempleLe premier texte que nous aborderons - portant le no 63 dans l'édition d'Austin-Bastianini - vient de la catégorie des andriantopoiika ; il décrit une statue érigée en l'honneur du poète et érudit Philétas de Cos. En voici une traduction plutôt littérale :
Ce bronze semblable en tout à Philétas, c'est le méticuleux Hécatée Le texte suggère que Philétas était un homme très pointilleux ; c'est ce qui aurait justifié que le bronzier ait soigné la finition de la statue jusque dans ses moindres détails. Renonçant à donner à Philétas un aspect surhumain, Hécatée s'est limité à un strict réalisme. Les deux derniers vers de l'épigramme nous renseignent plus précisément sur la destination de la statue. L'œuvre est placée sous le patronage d'un Ptolémée à la fois roi et dieu. Il doit s'agir de Ptolémée II Philadelphe, après l'institution du culte dynastique des souverains divinisés, les theoi adelphoi (272/1 av. J. C.). Si les Muses sont nommées, cela signifie sans doute qu'une statue a été dressée dans un endroit qui leur est consacré. Dans le contexte de la dynastie lagide, on pensera évidemment en priorité au célèbre Musée d'Alexandrie, auquel Philétas est indirectement associé par son élève Zénodote ; on ne peut cependant pas exclure l'existence d'un sanctuaire des Muses sur l'île de Cos. Si Ptolémée Philadelphe honore de la sorte Philétas, ce n'est pas seulement pour son érudition : le poète est en fait le précepteur que lui avait choisi son père Ptolémée Ier. Philadelphe et Philétas partagent d'ailleurs une origine commune, puisque l'élève est né en 309 sur la même île de Cos d'où vient le maître. Une seconde épigramme pour illustrer la production de PosidippeLa seconde épigramme dont nous présenterons ici une traduction littérale - portant le no 78 dans l'édition d'Austin-Bastianini - rappelle une série de victoires remportées par la dynastie des Ptolémées dans le cadre des concours panhelléniques :
Dites, vous tous les aèdes, ma gloire, si parfois il vous plaît Remarquons pour commencer que le processus d'énonciation de ce poème est tout autre que dans le cas précédent. Ici, c'est une souveraine qui s'adresse directement à des aèdes, en leur demandant de célébrer sa gloire. À la fin du poème, on observe un glissement vers d'autres destinataires, qui sont désignées par l'appellation de " Macédoniennes ". Le lecteur ne sait pas d'emblée qui est la souveraine qui s'exprime. L'énumération des victoires obtenues dans les concours panhelléniques fonctionne à la manière d'une charade, et ce n'est qu'en prenant en compte tous les éléments de la liste que l'on peut cerner l'identité de la locutrice :
Un bref coup d'œil à un arbre généalogique des Lagides suggère que la personne qui parle ici est Bérénice II, fille de Magas de Cyrène et épouse de Ptolémée III Évergète. Cette Bérénice nous est bien connue par le biais d'un texte célèbre, le poème de Callimaque sur la boucle de Bérénice, préservé seulement de manière fragmentaire, mais repris en latin par Catulle (66). Il y a tout de même une difficulté : Bérénice n'est pas à proprement parler la fille de Ptolémée II, et elle ne peut que difficilement revendiquer la généalogie dont elle s'enorgueillit dans le poème de Posidippe. Elle n'a cette position que par alliance, par son mariage avec Ptolémée III. Il s'agit donc d'une fiction de cour, selon laquelle Bérénice serait bel et bien la fille de Ptolémée II et d'Arsinoé. L'épigramme renforce cette fiction, et contribue ainsi à la propagande de la maison royale. À partir des diverses épigrammes figurant dans la section des hippika, et sur la base de détails bibliographiques figurant dans les épigrammes, les commentateurs parviennent à reconstituer la chronologie suivante :8
Ce palmarès impressionnant met en évidence le désir très fort de la reine d'affirmer sa place dans le monde hellénique. Cet intérêt pour les victoires aux grands jeux se retrouve exprimé aussi dans le culte dynastique des Ptolémées, qui va en s'accroissant au fil des décennies. En 211/10, Ptolémée IV Philopator introduit un nouveau culte, dont la représentante porte le titre d' " athlophore de Bérénice Évergète ". Le terme technique " athlophore " se comprend sans peine : il s'agit d'une personne qui remporte un prix dans un concours. On relèvera que, dans l'épigramme qui nous occupe ici, c'est précisément le terme grec athlophoros qui est utilisé dans la partie finale du poème, lorsque Posidippe évoque " les enfants des enfants vainqueurs au quadrige ". Par ce poème, l'auteur combine plusieurs éléments. Il célèbre d'abord la série de victoires obtenues par les Ptolémées sur trois générations ; il glorifie en particulier Bérénice, nouvelle épouse de Ptolémée III Évergète ; il affirme la place de la nouvelle reine dans la famille royale, en contribuant à la fiction selon laquelle elle descendrait en fait de Ptolémée II Philadelphe et d'Arsinoé ; il insiste sur le contexte macédonien de la famille royale, soulignant que, même s'ils sont en Égypte, ce sont des Grecs participant pleinement aux concours prestigieux panhelléniques ; enfin, il se place lui-même au rang des aèdes qualifiés pour faire tout cela, à la manière dont un Pindare, deux siècles auparavant, célébrait les grands rois vainqueurs aux jeux panhelléniques, sans jamais se priver de rappeler le rôle du poète dans ce processus. ConclusionL'échantillon présenté ici est bien maigre pour rendre justice à Posidippe, et pour mettre en valeur l'intérêt énorme que suscitent des centaines de vers nouveaux de la littérature grecque de la période hellénistique, disparus pendant deux millénaires et maintenant restitués. Ces épigrammes contribuent à rendre encore plus manifeste l'éclat de la cour des Ptolémées au IIIe siècle. Elles nous montrent aussi des souverains soucieux de marquer leur place dans un contexte grec, en dépit de leur éloignement par rapport au territoire traditionnel de la Grèce. Les conquêtes d'Alexandre ont élargi le domaine de l'hellénisme, mais les nombreux peuples qui - d'une manière ou d'une autre - se considèrent alors comme Grecs peuvent partager un certain nombre de valeurs communes : c'est d'abord la langue ; mais ce sont aussi des dieux et des cultes communs, ainsi qu'une éducation reposant sur les mêmes fondements, où la poésie homérique occupe une place de choix ; ce sont également des institutions civiques assez proches entre de nombreuses cités de la Méditerranée orientale. Nous savons déjà énormément de choses sur l'Antiquité, et cette connaissance nous aide à mieux nous comprendre nous-mêmes ; mais il reste encore beaucoup à découvrir.
Paul Schubert
Anzeigen und MitteilungenVoranzeige GV 2005Wenn der Kongress S2-2005 des VSG / BCH vom 3.-7. Oktober 2005 in Zürich stattfindet, wird die Jahresversammlung des SAV am Nachmittag des 5. Oktober innerhalb dieses Kongresses gehalten werden. Sie wird wie üblich einen wissenschaftlichen Vortrag, die Generalversammlung und das Nachtessen umfassen. Sollte der Kongress nicht zustande kommen, werden wir rechtzeitig einen späteren Termin für die Jahresversammlung bekannt geben.
Vorstand des SAV
Assemblea generale del 12 novembre 2004 a Lausanne
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Das Dramatische Theater, Berlin, hat soeben eine beachtenswerte DVD mit einer speziellen Iliasverfilmung herausgegeben. "Im Mittelpunkt unserer Arbeit steht ganz explizit der Umgang mit Sprache, das "Sichtbarmachen" von Sprache. Bereits 2001 haben wir festgestellt, dass Homers Epen ein erstaunliches dramatisches Potential besitzen - und beschlossen, die Ilias in der Übertragung von Voss umzusetzen. 2002 waren wir in Troia und haben sofort begriffen, wie das gehen muss. Es entstand ein 14-köpfiges Ensemble und eine 96-minütige Fassung der Ilias: ca. ein Viertel der Verse von Homer, beginnend mit dem ersten, endend mit dem letzten." |
Anja Wieber, AU 4/5, 2004: "Überraschende Kombinationen von alt und modern kennzeichnen diese Verfilmung, in der moderne Kostüme mit ihren farbenfreudigen Mustern an die seit einiger Zeit in der Archäologie diskutierte Polychromie antiker Skulpturen anknüpfen. Modern muten auch die Synthesizerklänge an, die aber in ihren rhythmischen Strukturen und mit archaisierenden Elementen zur epischen Wiederholung passen. Einer ganz eigenen Poetik folgt die Kamera: Sie erhebt die Natur zu einem Protagonisten im Spiel, zeigt unerwartet sprachlose Gesichter der Akteure in Detailaufnahmen, während im Hintergrund eine oder mehrere Stimmen zu hören sind. Die Epiphanie der Götter und ihren Abgang stellen häufig Überblendungen dar. Das Agieren der 14 Schauspielerinnen und Schauspieler in zumeist zwei Rollen erinnert an die Anfänge des antiken Theaters, während der Wechsel des epischen Erzählers, den verschiedene einzelne Darsteller genauso geben wie der Chor der Gruppe, zum Symbol einer von vielen Sängern rezitierten "oral poetry" wird.
Schliesslich zeigen Zwischeneinblendungen von Statements bekannter Wissenschaftler des Themenkreises, z.B. des Klassischen Philologen J. Latacz, wie sehr dieser Film mit den Genres spielt."
Im "Anhang" von 54 Minuten Dauer finden sich unter anderem ausführliche Interviews mit bekannten Geistes- und Naturwissenschaftern (z.B. mit J. Latacz und M. Korfmann).
Der Film dürfte sich bestens für den Einsatz im Unterricht eignen. Erhältlich zum sehr günstigen Preis (Ausland) von € 17.16 + Versandkosten unter: www.singe-den-zorn.de, ISBN 3-00-01-014845-0.
Bitte nur private, keine Schul- und Bibliotheksadressen angeben!
Die grossen Vorzüge des zu besprechenden Werkes liegen abgesehen von der Übersetzung in der Art der Textgestaltung sowie der konzisen Darlegung der Überlieferungsgeschichte. Erklärtes Ziel des Herausgebers ist es, "dem Leser einen möglichst verlässlichen Text und eine brauchbare Übersetzung zu bieten". Dabei folgt U. Manthe im Wesentlichen dem Codex Veronensis 13, einem im Jahre 1816 entdeckten Palimpsest, dessen untere Schrift eine um das Jahr 500 n. Chr. hergestellte Abschrift der Institutionen des Gaius enthielt. Durch typographische Differenzierungen macht U. Manthe jeweils kenntlich, wenn der lateinische Text nicht mit genügender Sicherheit gelesen werden kann, wenn im Codex vorhandene Wörter allenfalls auf einen späteren Abschreiber zurückgehen etc. Angesichts der dadurch geschaffenen Transparenz hinsichtlich des Überlieferungszustandes des Textes nimmt man ein teils unruhiges Druckbild gerne in Kauf.
Aus philologischer Sicht mag problematisch erscheinen, dass der Herausgeber den vor allem dem Apographum von G. Studemund (Leipzig 1874) entnommenen Text nicht mit der Handschrift von Verona verglichen hat. Der Autor kann dieses Vorgehen jedoch plausibel rechtfertigen.
Die Lektüre ausgewählter Kapitel wird erleichtert durch eine detaillierte Wiedergabe der inhaltlichen Gliederung der Institutionen. Die Übersetzung folgt weitgehend der römischen Periode und ist dennoch leicht lesbar. Gewöhnungsbedürftig ist ein Rechtsterminus wie "Ehe-Eingehungsrecht". Zumindest aus helvetischer Sicht bestünde kein Anlass, nicht die Wendung "Recht auf Ehe" zu gebrauchen (Art. 14 BV; vgl. auch Art. 6 des deutschen Grundgesetzes). Die gewählte Wortschöpfung (?) lehnt sich wohl an Art. 12 der EMRK an, der "das Recht, eine Ehe einzugehen ..." gewährleistet. Schwerfällig wirkt auch der "Kaufehe-Mann" (coemptionator), der sich indes durch das spezifische römische Rechtsinstitut rechtfertigen lässt. Eine erhellende Erläuterung hätte man sich bereits bei der ersten Verwendung (Buch I 115) gewünscht (statt Buch I 118). Unbestrittenermassen kann das Amt als Vormund "lästig" (I 168) sein; rechtlich präziser dürfte es sein, vom Amt als Vormund als einer "(Rechts-)Last" zu sprechen.
Die Erläuterungen bieten nicht immer unverzichtbare Anmerkungen. Als Leser sähe man sie zudem lieber als Fussnoten jeweils auf den entsprechenden Seiten. Weh tut bei den Anmerkungen die Schreibweise von "Klaudianisch" und "Klaudisch". Den Vorzügen des Werkes wird dadurch kein Abbruch getan. Abgerundet wird der Text durch ein vorzügliches Register.
Zum Inhalt: Die Lektüre der Institutionen, welche uns die römische Lebenswirklichkeit insbesondere in ihrer gesellschaftlichen (wie Bürger-, Personen-, Eherecht) und ökonomischen (Sachen-, Obligationenrecht) Dimension aus der rechtlichen Optik vor Augen führt, zeigt einmal mehr, in wie vielem uns die römische Antike so nah und gleichzeitig so fern ist.
Die "Lateinische Phraseologie", von Carl Meissner erstmals 1878 herausgegeben und bis 1900 mehrmals nachgeduckt, im englischen Sprachrum jedoch bis heute ununterbrochen auf dem Markt, ist nun als Neubearbeitung herausgekommen. Die grösste Neuerung besteht darin, dass die Bearbeiter das Textmaterial nur mehr aus Cicero und Caesar nehmen und Wendungen aus anderen Autoren oder Übersetzungsbüchern des 19. Jahrhunderts weglassen. So entsteht eine einheitliche stilistische Grundlage für lateinische Übersetzungen aus dem Deutschen. Im ganzen sind ungefähr 7500 Phrasen aufgelistet aus 17 Themenkreisen (Welt und Natur, Raum und Zeit, Der menschliche Körper etc.). Ein sehr ausführliches deutsches Wörterverzeichnis lässt leicht eine Wendung finden (z.B. jauchzen: gaudio / laetitia exsultare), mit Schrägstrichen werden Varianten angegeben (mit allen Kräften: omnibus viribus / nervis // omni contentione), und durch einen Asteriskus werden ca. 2000 besonders wichtige Einträge gekennzeichnet (z.B. *unstreitig // ohne jeden Zweifel: sine (ulla) controversia). In einer kurzen präzisen Einleitung werden alle drucktechnisch verwendeten Zeichen, die die Fülle des Materials übersichtlich, effizient und stringent gliedern, erklärt. Um das Buches nicht allzu umfangreich werden zu lassen, mussten die Bearbeiter auf die Angabe der Fundstellen meistens verzichten. Wer jedoch einer Wendung nachgehen will, kommt mit dem Latin Oxford Dictionary und vor allem mit dem Computer schnell zum Ziel.
Das Buch wird heute kaum mehr von Gymnasiastinnen und Gymnasiasten konsultiert werden, kann aber mit sehr grossem Nutzen von Studierenden, die sich auf die Prüfung des höheren Lehramtes vorbereiten, benutzt werden. Vor allem aber ist der neue "Meissner" für uns Lehrerinnen und Lehrer des Lateins und für jeden Liebhaber der lateinischen Sprache eine hochwillkommene Publikation. Denn wen überkäme nicht manchmal die Lust, sich einen deutschen Satz, eine gelungene Wendung, eine Idee, die ihm kommt, auch auf lateinisch vorzustellen und so ihren Wert zu prüfen? Oder noch viel prosaischer: Je mehr die Zahl derer abnimmt, die Latein können, umso mehr werden wir beati possidentes immer wieder angefragt werden, um einen Gedankenblitz, eine Einladung zu einem Fest oder eine Sentenz in ein Album auf Lateinisch zu liefern!
Mit dem vorliegenden Nachschlagewerk wird ein breites Spektrum von Interessen abgedeckt, die den Bereich antiker Literatur, literarischer Produktion und Reproduktion samt verwandten Gebieten wie Musik und Theater betreffen. In knappen Artikeln (rund 1000 Einträge) werden Autoren und Autorinnen von Homer bis Isidor von Sevilla, Werk- und Überlieferungskomplexe und philosophische Schulen vorgestellt, Gattungen, philologische Fachbegriffe aus Rhetorik, Metrik, Epigraphik, Papyrologie, Textkritik erläutert und auf die wichtigste Fachliteratur und die massgebenden Editionen verwiesen, wobei auch die christliche Antike nicht ausgespart bleibt (Kirchenväter, Märtyrerakten, Apokryphen, Manichäismus, Vulgata u.a.). Eine allgemeine, nach Sachgebieten geordnete Bibliographie bildet den Abschluss. Das handliche Buch, an dem rund 30 Fachleute beteiligt waren, eignet sich bestens für den Schulunterricht, dient der Einführung in die Fachterminologie und hilft so StudienanfängerInnen und interessierten Nichtphilologen über die ersten Runden zu kommen. - Doch seien einige Lücken und Mängel nicht verschwiegen. Zu ergänzen, weil teilweise im Text erwähnt, wären die Stichwörter Agon (in der Komödie), Aorist, Consolatio, Damnatio memoriae, Ekkyklema, Hyperbaton, Kommation, Ode (als lyrische Gattung), Skenographie, Stemma (fehlt trotz doppeltem Querverweis unter Kollationieren und Textkritik), Synaloephe, Synizese, Vorsokratiker. Bei der Behandlung der evangelischen Quellenschriften (Stichwort: Jesus) fehlt die umfangreiche Reihe der philologischen Referenzkommentare der Anchor Bible, unter den Stichwörtern Epigraphik und Inschriften der Hinweis auf CIG und CIL; bei den folgenden Texten erwartet man die Referenzausgaben: Bakchylides (Maehler), Hesiod (Merkelbach-West), Kallimachos (Pfeiffer), Sappho und Alkaios (Voigt), Zauberpapyri (Preisendanz), neutestamentliche Apokryphen (Schneemelcher); Wests Standardwerk "Greek Metre" von 1982 ist verwechselt mit seiner "Introduction" von 1987; die Acta Sanctorum sind weder eine Legendensammlung (so unter Legende) noch abgeschlossen (letzter Band 1940 erschienen, nicht 1902); unter den elektronischen Hilfsmitteln sind die Datenbanken für die Kirchenväter zu nennen: CETEDOC, Patrologia Latina und Acta Sanctorum. Dass Hiat mit Synizese vermieden wird (statt mit Elision oder Synaloephe), Elision nur nach kurzem Endvokal eintreten und Prosodie allgemein für Verslehre (statt für die Messung von Quantitäten) stehen soll, wird man wohl ebenso zu berichtigen haben wie die Definition von Archetypus als Urhandschrift (statt als frühster erschliessbarer Textzeuge). Die hilfreichen Betonungen (auch der griechischen Formen) sind nicht immer richtig getroffen: Bákcheus, Duál, Glykoneús (mit Diphthong eu!), Júlian, Málalas neben (richtig) Malálas, Obséquens, Pyrrhiché.
Allen, die gerne Latein verstehen möchten, aber das Erlernen in der Schule verpasst haben, eröffnen sich mit dem vorgelegten Lehrgang neue Möglichkeiten. Wer ein Lehrmittel zum Selbststudium sucht, dem kann die "Latinitas Christiana" empfohlen werden, es sei denn, jemand mag grundsätzlich keine "christlichen" Texte.
Hanspeter Betschart entwickelte den konzentrierten Lehrgang für seine Studenten der Universität Luzern und erprobte ihn auch in seinen Gymnasialklassen. Betschart versteht es meisterlich, so einfach wie möglich, ausgehend von Bekanntem, den studierend Lesenden klar und korrekt in die Alte Sprache einzuführen. Den 14 Lerneinheiten liegen, sorgfältig ausgewählt mit steigendem Schwierigkeitsgrad, theologisch wichtige Texte der lateinischen Kirchentradition zugrunde bis hin zu antiken Quellentexten, welche die Auseinandersetzung zwischen dem frühen Christentum und dem römischen Staat illustrieren.
Jede Lerneinheit umfasst fünf Teile: Text, Grammatik, Übungen, Übersetzungsangaben und Hinweise zum Selbststudium sowie ein Lern-Vokabular. Die Formen- und Funktionslehre macht vertraut mit der Sprache und den Denkstrukturen des Kirchen-Lateins und fördert die selbständige, wissenschaftliche Arbeit, wie der Autor zu Recht erhofft. Das Studium wird erleichtert durch Übersetzungsangaben und praktische Anleitungen. Das Lernvokabular enthält Hinweise auf die deutsche, englische und französische Sprache sowie auf gängige Ausdrücke in der Liturgie.
Der Lehrgang besticht durch seinen klaren Aufbau und die zweckmässige Gliederung. Es ist gelungen, ein leserfreundliches Opus zu schaffen, das durch bequeme Erläuterungen rasch weiterhilft, wo der Lernende zu grosse Hindernisse überwinden müsste, das aber durch geschickte Abtrennung des Lösungsteils auch nicht jede Anstrengung aus dem Wege räumt, wo diese für den Lernfortschritt einfach nötig ist. Der Lehrgang nimmt den lernenden Mitmenschen ernst. Das zeigt sich in allen Belangen, angefangen beim dienlichen Inhaltsverzeichnis und den farbigen Seiten, welche die einzelnen Teile einer Lerneinheit hilfreich gliedern bis hin zu den sorgfältigen Querverweisen auf weiterführende Werke oder Literatur. Ebenso nützlich sind auch der fünfteilige Anhang mit Literaturhinweisen, einem exakten Quellen- und Abbildungsnachweis, einer Aufreihung der wichtigsten Stammformen zum Training, einem grammatikalischen Sach- und einem sehr dienlichen Vokabelverzeichnis (lat.-deutsch). Ein Appendix mit drei Evangelientexten und zwei frühchristliche Texte aus der Schweiz sind eine willkommene Zugabe. Die Leichtigkeit und die Frische, mit denen der Lehrgang gestaltet ist, verraten die grosse Arbeit und den Aufwand nicht.
Bleibt zum Schluss eigentlich nur ein Wunsch übrig: Vom gleichen Autor existiert als Manuskript ein "Cursus Litterarum". Es wäre schön und verdankenswert, wenn er diese treffliche Auswahl antiker Originaltexte für die Anfangslektüre in Prosa und aus der Poesie, ebenfalls einem breiteren Publikum zugänglich machen könnte.
Ohne Zweifel wird auch der sechste Band der "Streiflichter" von Klaus Bartels von vielen mit Freude und Dank aufgenommen, sowohl von solchen, die die Ersterscheinungen der Sammlung schon in der NZZ gelesen und vielleicht selber gesammelt haben, wie auch von anderen, die als "Nachgeborene" diesen Texten nun zum ersten Mal begegnen. Man kann sich fragen, was diese Kurztexte so beliebt macht. Sicher ist es die Fülle und Breite dessen, was geboten wird: Texte, Anekdoten, Historisches, Literarisches und Philosophisches aus der griechischen und römischen Welt, Bekanntes und (oft auch für "Fachleute") Unbekanntes. Dann sind es originelle Erklärungen (Vindica te tibi: "geradeso, als habe da einer sich selbst wie einen entlaufenen, gestohlenen oder sonstwie abhanden gekommenen Sklaven im Besitz eines Fremden entdeckt"), manchmal längere, in einer modernen Diktion wiedergegebene Texte, dann wieder Illustrationen zu Ausdrücken wie "princeps iuventutis", wofür gleichsam en passant kaum je genannte, aus weit verstreuten Quellen zusammengetragene Details (die Maison carrée in Nîmes) angeführt werden. Oft ist der Ausgangspunkt eines Streiflichtes die heutige Welt (etwa der Werbeslogan "es gibt ein Leben zwischen den Terminen" zu Plin. ep. 1,9), manchmal werden Sachverhalte mit erhellenden Assoziationen illustriert (Odysseus entzieht sich als "Niemand" dem Polyphem, während Philoxenos von Kythera als "unbeugsamer Jemand" vom Hof des Dionysios weggeht). Wer selber den Versuch machen will, Antikes in eine breitere Öffentlichkeit zu bringen - dazu will Klaus Bartels auch uns ermutigen (cf. Bulletin 59, p. 22-32) - kann an diesen Texten studieren, wie Bekanntes interessant aufbereitet werden kann (z.B. die Acta diurna in Zusammenhang mit heutigen PR-Agenturen stellen). Die erwähnten und noch andere charakteristischen Züge dieser Texte, in denen "die Liebe zur Sprache" vielfältig aufscheint, waren der Grund, dass der Autor letzten Herbst zusammen mit dem Dichter Reiner Kunze den Jahrespreis der Stiftung für Abendländische Besinnung entgegen nehmen konnte. Für uns Philologen und andere literarisch Interessierte werden am Ende des Buches die Lebensdaten der zitierten Autoren und ein wertvoller Stellennachweis gegeben. Es wäre durchaus möglich, dass dieser Nachweis jemanden bei der Suche nach einem Prüfungs- oder Maturatext auf eine gute Fährte führen könnte! Der Titel der Sammlung verbindet das Wort, das wie kaum ein anderes die Moderne in ihrer Hektik charakterisiert, mit dem älteren Scipio Africanus, bei dem Cato den wunderbaren Satz von der wahren Musse ("Numquam plus ago ..." Cic. Res publica 1,27) gelesen hat. Dieser Titel ist Einladung "zum fröhlichen Jahrtausend-Surfen auf diesem geistigen Internet" (14).
Der Band folgt dem Aufbau der Reihe Sapere und enthält zuerst eine Einführung in die Schrift (M.-L. Lakmann), anschliessend einen lateinischen Text mit kritischem Apparat und Übersetzung mit Anmerkungen (M. Baltes) und schliesslich vier interpretierende Essays. Die Einführung weist u.a. auf die Besonderheit des platonischen Weltbildes von Apuleius hin, "auf seine Helligkeit und Heiterkeit. Anders als bei anderen Platonikern gibt es bei ihm keine bösen Dämonen, keine schlechte Materie, keine üble Urseele, ja überhaupt keine metaphysische Ursache des Bösen. Das Böse in der Welt stammt lediglich vom Menschen..." (S. 34). Am Ende der Einführung findet sich eine Disposition der Schrift (S. 43). M. Baltes hat im Wesentlichen den Text mit dem kritischen Apparat von C. Moreschini (Stuttgart / Leipzig 1991) übernommen. Die vier Essays behandeln der Reihe nach die Dämonologie im frühen Platonismus (J. Dillon), Sokrates und sein Dämon im Platonismus des 1. und 2. Jahrhunderts n.Chr. (P. Donini), Augustins Polemik gegen Apuleius (L. Karfíková) und Wandlungen in der Wahrnehmung paganer Literatur: Frühneuzeitliche Apuleius-Editionen mit Blick auf De deo Socratis (1469-1625) (R. Häfner). Im Blick auf den Unterricht sind es die ersten drei Essays, die Lehrpersonen interessieren dürften. Sie helfen, sich den Hintergrund zur Lektüre ausgewählter Stellen mit den Schülerinnen und Schülern anzueignen. Leitgedanke für eine Auswahl kann die Frage der richtigen Lebensführung in ihrem Verhältnis zum persönlichen Dämon sein. Für die richtige Lebensführung spielt nämlich der persönliche Dämon eine zentrale Rolle: hic, quem dico, privus custos, singularis praefectus domesticus speculator, proprius curator, intimus cognitor, adsiduus observator, individuus arbiter, inseparabilis testis, malorum improbator, bonorum probator, si rite animadvertatur ... in rebus incertis prospector, dubiis praemonitor, periculosis tutator, egenis opitulator... (16,156). Nur über den persönlichen Dämon kann "das Ziel der Ethik, d.h. die Angleichung an Gott, É erreicht werden, so wie Sokrates es vorgelebt hat; denn nur so kann man die wahre Glückseligkeit erlangen. Den Weg dazu vermag einzig und allein die richtige Bildung zu weisen, d.h. die Philosophie." (S. 33f.).
Der Band ist ausgestattet mit einem Literaturverzeichnis, aufgeteilt erstens nach Ausgaben, Übersetzungen und Kommentaren und zweitens nach Sekundärliteratur, die in den Beiträgen häufiger zitiert wird, mit einem Stellenregister in Auswahl und einem Register zu Namen und Sachen.
In der Einleitung erklärt Sehlmeyer ausführlich den Aufbau der anonymen Schrift Origo gentis Romanae, die in der späten Kaiserzeit entstanden ist und lange Zeit bedauerlicherweise unbeachtet blieb. Dabei geht er auf die verschiedenen Probleme des Textes ein, welche von den sagenhaften Königen Italiens und der Vorgeschichte Roms von Ianus bis Romulus handelt; wegen der Überlieferung mit der Kaisergeschichte des Aurelius Victor wurde der Text fälschlicherweise gelegentlich diesem zugeschrieben oder als Einleitung angesehen.
Der 23 Kapitel umfassende Text ist in zwei Teile geteilt, die durch einen Übergang verbunden sind, in welchem die anfangs zahlreichen Vergilzitate aufgegeben werden und auf andere antike Autoren Bezug genommen wird. Diese Heterogenität und Widersprüche im Text scheinen auf eine Epitomierung einer längeren unbekannten Schrift hinzudeuten.
Es folgt der lateinische Text mit deutscher Übersetzung, der im Anschluß sehr ausführlich kommentiert ist; nicht zuletzt wegen der zahlreichen nebeneinander aufgeführten Versionen der legendären Frühgeschichte ist er sehr lesenswert. Da sich der Text im wesentlichen auf die Ausgabe von Richard aus dem Jahr 1983 stützt, ist nur ein kleiner Apparat gegeben.
In sieben Essays untersucht Sehlmeyer anschließend u.a. die Quellenfrage, Fragen der Archäologie, Anthropologie, Mythologie, der religiösen Praxis und der antiken Bildung, um daraus Rückschlüsse über den Zweck der ORG zu ziehen. So legt er beispielsweise dar, daß trotz der fragmentarischen Überlieferung v.a. Verrius Flaccus als Quelle anzusehen sei, mahnt zur Vorsicht, archäologische Funde als Bestätigungen von Aussagen der ORG zu interpretieren oder ethnographische Erkenntnisse aus der Schrift gewinnen zu wollen, wie dies frühere Forscher taten, und mutmaßt am Ende über die Intention des Basistextes bzw. des Exzerptors und des Bearbeiters. Einzig die Frage der frühneuzeitlichen Rezeption wird beiseite gelassen. In seiner in Entstehung begriffenen Habilitationsschrift wird Sehlmeyer die Bedeutung von Breviarien im Umbruch vom paganen zum christlichen Imperium näher behandeln.
Im Anhang sind in einem Glossar kurze Angaben zu Lebensdaten und Werken der 26 in der ORG zitierten republikanischen Autoren sowie ein umfangreiches Literaturverzeichnis - bei den Nachschlagewerken werden auch CD-ROMs genannt - und ein Namens- und Ortsregister zu finden.
Der Band übernimmt die Übersetzung von Rudolf Rufener und ist mit einer neuen Einführung von Alexander Szlezák versehen. Die Übersetzung von Rufener ist den Leserinnen und Lesern des Bulletins bekannt. Ich beschränke mich deshalb auf einige Bemerkungen zur Einführung von Szlezák. Die Einführung gliedert sich in vier Abschnitte: 1. Platons Leben, 2. Schriftlicher Dialog und mündliches Philosophieren, 3. Die Philosophie der Dialoge, 4. Apologie, Kriton, Phaidon. Die Einführung ist leicht lesbar, sie kann deshalb auch Schülerinnen und Schülern zur Lektüre empfohlen werden. Allerdings sollte die Lehrperson darauf hinweisen, dass die im zweiten Abschnitt vertretene esoterische Platondeutung nicht allgemein akzeptiert ist. Für Szlezák gibt es gute Gründe anzunehmen, dass Platon eine "Theorie der Prinzipien (archaí) und der Zurückführung der verschiedenen Seinsbereiche auf sie" (S. 187) ausgearbeitet hat, die in den Dialogen nur angedeutet wird. Ihr genauer Inhalt entzieht sich - trotz gelegentlicher Anspielungen bei Aristoteles, Theophrast u.a. - unserer Kenntnis. Wesentlich für Szlezáks Position ist, dass Platons Kritik an der Schriftlichkeit uneingeschränkt auch seine eigenen Dialoge mit einbezieht. Die höchsten Lehrgegenstände seien nach Platon nur in mündlicher Dialektik zugänglich. Dagegen stehen Auffassungen, wie sie etwa J. Szaif in seiner empfehlenswerten Einführung in Platons Philosophie [Platon. Spektrum der Philosophie, in M. Erler, A. Graeser (Hrsg.), Philosophen des Altertums. Von der Frühzeit bis zur Klassik, Wissenschaftliche Buchgesellschaft Darmstadt 2000, 130-48] bietet. Der Leserin und dem Leser, die sich aus Szlezáks Einführung über Platon und seine agrapha dogmata orientieren, rate ich Szaifs Ausführungen auf den Seiten 142-4 gegenüberzustellen.
Zum dritten Abschnitt in Szlezáks Einführung, welcher der Philosophie der Dialoge gewidmet ist, möchte ich nur anmerken, dass er die so genannten Spätdialoge mit Ausnahme des Timaios ausser Betracht lässt.
Die knappen Besprechungen der drei übersetzten Dialoge im vierten Abschnitt sind nützlich. Dass - wie Szlezák meint - auch der moderne Leser nach der Lektüre des Kriton von der Richtigkeit der Entscheidung des Sokrates überzeugt ist, ist in dieser Allgemeinheit falsch. Meine Schülerinnen und Schüler jedenfalls sind in dieser Sache jeweils geteilter Meinung.
Die Übersetzung ist neben der besprochenen Einführung ausgestattet mit knappen Erläuterungen (S. 215-25) und mit Literaturhinweisen zu Ausgaben, Kommentaren, Interpretationen und Monographien (S. 227f.).
Un regard sur l'Index locorum nobilium et la bibliographie de l'étude de Laure Chappuis Sandoz suffirait à prouver la richesse du sujet auquel elle a d'abord consacré sa thèse de doctorat soutenue en 2003. C'est en effet sur une période d'environ sept siècles de littérature latine, païenne et chrétienne, de la fin de la République à la fin du 6e siècle, qu'elle a traqué les représentations de l'abondance à caractère poétique (ce qui ne veut pas dire que les textes considérés soient exclusivement empruntés à la poésie, même si celle-ci en constitue la part principale). L'auteure a cherché à y cerner comment fonctionnent les images et les représentations, d'abord de l'abondance liée à divers lieux idéaux et temps mythiques, opposée à l'idée et à la crainte du manque, puis de celles des pratiques et symboles relatifs à l'opulence au jour le jour. On trouvera donc des indications sur le paysage idéal, les terres lointaines, la représentation de l'au-delà, ainsi que sur l'idéal de la vie rurale, les sources naturelles de profusion alimentaire ; ou leurs pendants négatifs, des paysages de stérilité, privation, contrainte ou volontaire. Aux réalités de la précarité s'opposent des mythes de suffisance, de modération et de simplicité, ou la fuite par le rêve, l'utopie et l'idéalisation.
Dans la poursuite de sa recherche, Laure Chappuis Sandoz va au-delà de l'étude des motifs littéraires ; elle tente d'analyser comment la littérature elle-même peut être considérée comme productive : car l'abondance de la matière traitée (copia rerum) est souvent soutenue par celle même du langage (copia uerborum) ou du style (ornate et copiose).Mit seiner neuen zweisprachigen Ausgabe des Zwölftafelgesetzes legt Flach ein Werk vor, in dem erstmals neben den erhaltenen Fragmenten auch die entsprechenden antiken Zeugnisse aus verschiedenen Epochen - wenige davon auf Griechisch - vorliegen, die inhaltlichen und sprachlichen Aufschluß über die Rechtsbestimmungen geben, die weiterhin nicht mit letzter Sicherheit den einzelnen Tafeln zugeordnet werden können. In der Einleitung legt der Autor zunächst Livius' Schilderung der Geschehnisse im fünften vorchristlichen Jahrhundert in dessen dritten Buch dar und argumentiert ausführlich, warum diese Sichtweise einer historischen Prüfung nicht standhält; die jüngere Annalistik setze anachronistisch die Herrschaftsform des vierten Jahrhunderts voraus. In diesem Exkurs wird weiter begründet, warum das allgemein bekannte Jahr der Entmachtung des Tarquinius Superbus nicht bestimmt werden kann und weshalb die Fixierung des geltenden Rechtes nicht Ergebnis eines Ständekampfes war, sondern eher eine Verschriftlichung der mündlichen Rechtsüberlieferung einer zu dieser Zeit noch kleinstädtisch-bäuerlichen Gesellschaft, die angesichts der stetigen Vermehrung der Regelungen notwendig schien. Kritisch wird der Einfluß der Griechen auf das Gesetzeswerk betrachtet, da die Quellen - Gaius relativiert Ciceros diesbezügliche Sicherheit - keine Gewißheit geben. Weiter werden oft mißverstandene rechtliche Fachbegriffe erläutert wie in ius (vor Gericht), antestari (sich nach einem Zeugen umtun), pedem struere (stehen bleiben) u.a.m.
Es folgt die Entwicklung von Rechtsvorgängen im Verlauf der Zeit, die diverse alte Bestimmungen zu nunmehr nur noch symbolischen Handlungen verblassen ließ bzw. hinfällig machte, wie etwa bei der Entlassung eines Sohnes aus der patria potestas, wo der frühere Verkauf zum symbolischen Akt mutierte, im Bereich des Baurechts, da die dichtbesiedelte Großstadt nicht mehr die gleichen räumlichen Voraussetzungen bot wie die ehemalige bäuerliche Siedlung oder im Strafrecht, bei dem die Rechtssprechung nach und nach verfeinert wurde, was sich u.a. in der Abkehr von der körperlichen Strafe zur Sühne zeigt, wenn auch veraltete Bestimmungen nicht zwangsläufig aufgehoben wurden. Im Textteil folgen jeweils die mit Buchstaben geordneten, ebenfalls übersetzten Zeugnisse dem numerierten Wortlaut der Tafeln. Diesem 134 Seiten umfassenden Teil folgt der ausführliche Kommentar auf 60 Seiten, in dem sprachliche und inhaltliche Probleme übersichtlich erklärt werden. Im Anhang finden sich Quellen- und Literaturangaben sowie ein Stellen- und Stichwortverzeichnis beinhaltender Index.
In der Reihe der Tusculum-Studienausgaben hat der Patmos Verlag den Tatenbericht als Nachdruck der ursprünglich bei Artemis erschienen Ausgabe von Ekkehard Weber (Sammlung Tusculum, 5. Auflage 1989) neu herausgebracht. Damit ist diese - in den Worten von Theodor Mommsen- "Königin der antiken Inschriften" in einer handlichen und preislich attraktiven Form als Taschenbuch zugänglich. Der Text nach der wissenschaftlichen Ausgabe von Hans Volkmann, Berlin 1969 (3. Auflage) berücksichtigt nicht nur die hauptsächliche Quelle vom Tempel der Roma und des Augustus in Ankara, wo eine unvollständige Abschrift des verlorenen Originals vom Mausoleum auf dem Marsfeld in Rom bereits im 16. Jahrhundert entdeckt wurde, sondern auch den Bestand der zwei Fragmente, die Anfang des letzten Jahrhunderts im südlichen Kleinasien, dem antiken Pisidien, bekannt wurden: das griechisch beschriftete Monumentum Apolloniense (Uluborlu) von der Basis eines Standbildes der Augustus-Familie und die lateinischen Reste des Monumentum Antiochense (Yalvaç), die wahrscheinlich vom Sockel eines Reiterstandbildes oder einem Prunktor stammen. Neben einer knappen historischen Einführung enthält der Band umfangreiche Einzelerklärungen, in denen der Ablauf der historischen Ereignisse dargestellt und besonderer Wert auf die Sacherklärungen gelegt wird. Damit entspricht er zweifellos dem grundlegenden Bedürfnis bei der Lektüre eines Textes, der nach der Meinung einer der neuesten Untersuchungen (Ronald Riley, The emperor's retrospect, Leuven 2003) wie kein anderes Dokument aus der Antike von vergleichbarer Kürze dicht an Bedeutung und sorgfältig gebaut ist. Die vorliegende Ausgabe verzichtet dabei auf die Erörterung der mannigfaltigen wissenschaftlichen Kontroversen in Bezug auf Gattungsgeschichte, Fragen der Intention oder Aspekte der Rezeption und der historischen Zuverlässigkeit, sondern bietet in erster Linie eine breite begriffliche und inhaltliche Orientierung. Sehr aufschlussreich und nützlich ist die Sammlung der antiken Belegstellen - Schriftstellerzitate, Inschriften oder Münzlegenden - , die ebenfalls im Originalwortlaut und in Übersetzung beigefügt ist. Eine aktualisierte Kurzbibliographie der wichtigsten Publikationen und ein Eigennamenverzeichnis beschliessen den Band.
1 L'Anthologie planudéenne repose sur un manuscrit de Venise (Marcianus Graecus 481), ayant appartenu à Maxime Planude et datant de 1301. À la Renaissance, c'était tout ce que l'on connaissait de l'Anthologie grecque. Le manuscrit de l'Anthologie palatine n'a été reconnu dans la bibliothèque palatine de Heidelberg qu'en 1606. Il contenait non seulement une bonne partie des épigrammes de l'Anthologie planudéenne, mais aussi de très nombreuses épigrammes jusqu'alors inconnues. (> texte)
2 G. Bastianini - C. Gallazzi, Papiri dell' Università degli Studi di Milano VIII. Posidippo di Pella, Epigrammi (P.Mil.Vogl. VIII 309)(Milano 2001). (> texte)
3 C. Austin - G. Bastianini (ed.), Posidippi Pellaei quae supersunt omnia (Milano 2002). (> texte)
4 Un autre papyrus, connu sous le nom de Papyrus Didot (IIe s. av. J. C. ; no 115 et 116 dans l'édition Austin-Bastianini), contient deux épigrammes précédées d'un titre : poseideidoppou epeigrammata. En dépit d'une orthographe chancelante, on rétablit sans peine Poseidippou epigrammata (" épigrammes de Posidippe "). Le premier de ces poèmes décrit le célèbre Phare d'Alexandrie, tandis que le second évoque le temple de la reine - divinisée - Arsinoé au cap Zephyrion, près d'Alexandrie. (> texte)
5 L'épigramme no 15 dans l'édition Austin-Bastianini a été copiée par Jean Tzétzès, un érudit byzantin du XIIe s. ; le no 65 figure dans l'Anthologie planudéenne. Ces deux épigrammes sont explicitement attribuées à Posidippe dans les manuscrits. (> texte)
6 Callixène écrit vraisemblablement au IIe s. av. J. C. Le texte décrivant la procession a été transmis par Athénée (5, 196a-203b = FGrHist 627 F 2). (> texte)
7 Cf. no 115 dans l'édition Austin-Bastianini ; cette épigramme provient du papyrus Didot, mentionné précédemment. (> texte)